jours 12 et 13 : les Météores

 

 Après un premier passage en 2000, où nous avions visité trois des monastères, nous avions grande envie d'y retourner et de faire le grand chelem : 6 sur 6. Pourquoi aller aux météores ? Deux raisons évidentes :

- la première pour visiter les monastères, admirer les fresques et s'imprégner du calme et du silence qui y règnent (quand n'arrive pas un car de touristes), que l'on soit croyant ou pas

- la deuxième pour les points de vue fantastiques offerts depuis leurs sommets ou la campagne alentour.

Pour les marcheurs noter qu'il y a des randonnées superbes à faire, et nous croiserons beaucoup de petits groupes de randonneurs.

On notera qu'on peut avoir également de très jolis points de vue depuis la route qui mène à chacun des 6 monastères. Quelques renseignements pratiques :

Voyons les dans le détail :

AG ANAPAVSSAS : le premier sur la route venant de Kastraki. La montée est assez difficile mais les marches sont assez larges. La chapelle est toute petite : un car et elle est surpeuplée et vous ne pourrez plus admirer les fresques. L'une d'entre elles montre le démon ramassant dans sa grande langue rouge les méchants ; vous retrouverez ce démon et sa grande langue dans d'autres monastères, amusez-vous à le repérer. Une belle vue depuis le monastère sur les pitons rocheux. Vous verrez l'antique filet qui servait à remonter toutes sortes de choses, ainsi que le moyen plus moderne

 


On trouve ensuite en continuant la même route ROUSSANOU, qui est maintenant un couvent. Les nonnes vous proposeront des napperons faits main dans le petit magasin. La montée est également assez raide : regardez le chemin qui commence à gauche sur la photo ; en passant sur le petit pont qui mène au monastère regardez en bas le petit jardin joliment décoré. C'est également un petit monastère, qui est vite plein lorsque les cars arrivent.


 

Continuons la route et on arrive à un embranchement qui conduit soit à Varlaam et Gd Météore, soit à Ag Triadas et Ag Stefanos. Prenons le premier choix qui nous conduit à VARLAAM (à gauche). Le monastère est plus grand, plus majestueux et attire donc plus de monde ; la chapelle est elle aussi plus grande. Mais les marchands du temple sont là aux abords et proposent leurs bibelots ; vous en retrouverez d'autres au grand météore et à Ag Stefanos. Si vous voulez ramener un souvenir achetez-le dans un des monastères c'est mieux. Vous pourrez trouver notamment de très beaux livres en français qui racontent l'histoire des monastères. Des travaux en cours qui amènent des bruits perturbateurs. Voir l'énorme barrique (elle est vide !). On arrive ensuite au GRAND METEORE (à droite). C'est le plus grand d'entre eux et peut être le plus visité. Vous remarquerez dans la chapelle les fresques décrivant les martyrs subis par les saints : décapités, pendus, brulés, bouillis, lardés de flèches, ... Vous retrouverez les mêmes scènes dans d'autres monastères, avec des variantes dans les couvents : les saintes subissent le même sort.

En revenant sur ses pas on arrive à l'autre embranchement qui mène à AGIAS TRIADA : c'est le plus difficile à atteindre car il est complètement isolé ; d'abord on descend un sentier pavé parfois refait à neuf, parfois très inégal, puis on remonte à flanc de rocher. Lors de notre passage des ouvriers réparaient cet escalier d'accès, perchés sur des échafaudages rudimentaires au-dessus du vide. On remarque un petit téléphérique qui n'a pas l'air très neuf, mais il sert encore au moins à deux choses : véhiculer les habitantes (c'est un couvent) ou visiteurs ainsi que certains objets encombrants ou lourds. C'est ainsi que nous avons d'abord vu un prêtre l'emprunter : pas peur du vide le monsieur car la porte reste grande ouverte. Quant au béton utilisé pour réparer l'escalier, il est fait en face, puis transporté grâce au téléphérique ainsi que vous pouvez le voir dans la photo de droite. Il est heureuxque les visiteurs soient moins nombreux, car la chapelle et la partie visitable sont toutes petites. Par contre c'est pour moi celui qui offre le plus beau des panoramas. D'abord il permet d'avoir une vue sur les quatre autres, et comme il n'est pas bâti sur la totalité du sommet, on peut se promener sur une large surface en dehors du monastère proprement dit. On a également une vue saisissante sur Kalambaka. Si vous n'avez pas le vertige, descendez jusqu'aux toilettes (si si il y a des toilettes extérieures) et là passez devant et allez à droite. STOP ! Arrêtez-vous vous êtes au bord du vide et il ny a aucun moyen de protection. Si vous avez de jeunes enfants soyez très prudents car sur tous les côtés du rocher c'est le vide qui vous attend ; un aperçu de cet à pic sur la photo de droite, prise depuis le monastère de Agios Stefanos. Ayant rassemblé tous mes efforts pour dire (en grec) au monsieur qui donne les tickets d'entrée que le monastère était très beau, je me suis vu gratifié d'un large sourire et d'un remerciement sincère.

En poursuivant on arrive à AGIOS STEFANOS (à droite), le seul qui soit facile d'accès (pas d'escalier à grimper). Vous remarquerez les fresques qui sont en cours de restauration : certaines sont encore d'époque, d'autres sont en cours, et d'autres encore sont terminées. Pour ou contre les fresques restaurées ? Evidemment on perd le côté "historique", mais on voit les fresques telles qu'elles étaient au début avec des couleurs très lumineuses qui tranchent sur les autres monastères. Sur la route qui mène aux monastères, n'oubliez pas de vous arrêter pour admirer de magnifiques points de vue sur les monastères ou la campagne.

  

 

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